The Getaway (Guet-Apens)...

The Getaway (Guet-Apens)...
Ou quand Sam Peckinpah s'attelle à un film de gangsters ça donne The Getaway.
Alors, en quoi le film mérite-il sa réputation?
Tout d'abord par son histoire, pas vraiment originale mais qui regorge de rebondisements. On a beau se douter comment ça va finir, on se demande quad même comment on va y arriver.
Ensuite pour ses acteurs, tous géniax mais surtout étonnant Steve McQueen, véritable charnière du film, qui se lance corps et âme dans le rôle de ce gangster à la fois dur et sauvage, amoureux et décidé. Un rôle stéréotype auquel Steve McQueen donne du relief et de la consistance. La marque des grands.
Mais le top du film reste le génie de Peckinpah bien entendu, aussi génial dans sa mise e scène, sans concession et précise au millimètre près, que dans son génie du montage. Epuré et riche en action, The Getaway gagne encore plus de saveur avec un rythme serré et soutenu, marque de fabrique de Peckinpah.
Pas le meilleur film du cinéaste (ah La horde sauvage...) mais un excellent film d'action et de divertissement, l'un des buts principaux du cinéma en fin de compte...
ma cote:18/20

# Posté le vendredi 15 juillet 2005 07:45

patton...

patton...
Vu l'amour que porte les Etats-Unis à la guerre et surtout aux héros de guerre, il était difficilement concevable qu'il ne réalisent pas de film sur le plus grand général qu'aient eu les USA, à savoir le général Georges Patton Jr, le général le plus grossier, le plus dur et le plus intelligent qu'ait posséder l'armée américaine durant la guerre 40-45. D'où le titre très recherché, Patton.
Si on pourrait s'attendre à un bon vieux film de guerre style Le jour le plus long, c'est-à-dire une suite d'événements importants et de batailles sanglantes, il n'en est rien, le réalisateur ayant préféré s'attarder beaucoup plus sur l'homme, sa légende et son vrai visage, ses idées et ses passions que sur les batailles, même si celles que l'on voit sont grandioses, que ce soit en Tunisie, en Sicile, en France ou à Bastogne.
Le réalisateur n'est autre que Franklin J. Schaffner, un nom qui ne vous dira probablement pas grand chose mais si je vous dis des films comme La planète des singes avec Charlton Heston ou Papillon avec Steve McQueen et Dustin Hoffman vous y verrez plus clair... Autre grand nom au générique, celui d'un des deux scénaristes, un certain Francis Ford Coppola...
Mais le sommet reste tout de même les interprétations, notamment celle de Karl Malden, magnifique, mais surtout celle de l'immense Georges C. Scott, incroyablement persuasif, extremement convaincant ; c'est bien simple, il ne joue pas le général Patton, il EST Patton. Une interpétationde légende, unique, grandiose, bluffante...
Et le reste suit, comm toujours dans ce genre de chef-d'oeuvre : la musique de Jerr Goldsmith est lyrique et géniale, la reconstitution historique tout simplement impeccable, allant chercher dans le moindre détail du sujet, bref je ne vois rien qui freine le film, si ce n'est peut-être sa durée que certains jugerons trop longue...
Toujours est-il que le film remportera huit Oscars en 1970, ce qui élévera le film au panthéon des films de légende ; c'était la moindre des choses...
ma cote:15/20
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# Posté le vendredi 15 juillet 2005 07:41

L'armée des 12 singes...

L'armée des 12 singes...
Ou quand Terry Gilliam fait l'un des suspens les plus barges qui soit ça donne L'armée des 12 singes.
Toujours aussi inventif d'ailleurs le Terry : les images sont incroyables, tantôt sublimes tantôt poisseuses, tantôt pures tantôt dégoutantes et sales.
Le scénario, lui, est assez touffu d'ailleurs, avec cette histoire d'un gars en provenance du futur pour trouver le responsable de la plus grande peste qu'ait connue la Terre. Lequel serait membre d'une associtaion appelée L'armée des 12 singes d'ailleurs. Un scénario incroyable et surprenant, disjoncté et à rebondissement qui laisse libre cours à l'imagination débordante de Gilliam.
En effet, celui-ci filme avec folie cette histoire de fous et ces personnages complètemen fous également, avec un sens du cadre incroyable.
Les personnages, ils sont surtout interprétés magistralement. Rien d'étonnant quand le casting se compose et Bruce Willis, Madeleine Stowe et Brad Pitt. Willis qui trouve là un rôle incroyable, et le fait remonter dans l'estime de la profession de manière incroyable, Stowe qui est tout aussi belle que talentueuse et Pitt qui fait le dingue avec génie. Une sorte de Nicholson puissance dix, sauf qu'ici il n'y a pas de constat sur la folie du pouvoir mais juste un personnage complètement à la masse, à la limite de l'effrayant.
Une belle réussite donc, pour un cinéaste qui connaissait là son meilleur film avant de nombreuses années...
ma cote: 14/20
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# Posté le vendredi 15 juillet 2005 07:37

Tigerland...

Tigerland...
Ou quand Joel Schumacher, réalisateur loin d'être inoubliable, donne le meilleur de lui-même et révèle un talent prometteur, c'est Tigerland.
Tigerland, c'est aussi le camp d'entraînement suprême des G.I.'s américains pendant la guerre du Vietnam, un véritable enfer sur terre, "un Vietnam numéro 2". Beaucoup d'appelés, peu d'élus qui en sortent indemnes.
Tigerland c'est donc un film sur le Vietnam, un de plus. Enfin sauf que celui-ci parle des camps d'entraînement. Pas de conflit spectaculaire ici.
Frank Boze est un chieur-né pour les officiers, un rebelle pour les soldats et un modèle pour son ami. Lui ne cherche pas à devenir une machine à tuer mais justement à conserver son humanité, et au passage se faire réformer. Sauf qu'il y arrive pour les autres et pas lui.
Dans le rôle de Boze, un jeune débutant et inconnu à l'époque, Colin Farrell. Un nom que tout le monde connaît maintenant, grâce justement à ce film. En effet, c'est ici, avec son premier grand rôle, qu'il démontre qu'il est un surdoué de la comédie.
Mais bon, il faut dire que Schumacher n'a rien inventé : le film est influencé par Full Metal Jacket (le style froid, l'entraînement en lui-même et même Farrell fait référence au film de Kubrick en disant "c'est le passage où l'emmerdeur se fait taasser c'est ça?") et se veut l'aspect documentaire (steadycam) ; quant au personnage de Boze, il est inéluctablement inspiré de celui de Nicholson dans Vol au-dessus d'un nid de coucou.
Mais le résultat est là, il s'agit d'un excellent film, peut-être le meilleur de Schumacher avec un Farrell d'anthologie, déjà. Un très bon film.
ma cote:17/20
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# Posté le vendredi 15 juillet 2005 07:35

Thirteen

Thirteen
Ou le malaise des teenagers de l'Amérique moyenne, ça donne Thirteen.
Il est vrai que le film est plutôt sans concession ans sa description d'un crise d'adolescence difficile, celle de cette jeune fille de 13 ans qui, sous influence d'une amie, va faire les pires choses. Sexe, drogue, vol, rien n'est épargné à la jeune fille ni au spectateur d'ailleurs.
Ce qui est dommage, c'est de tomber dans cette facilité de la mauvaise influence, encore plus si c'est une jeune fille venant d'un milieu pauvre : le cliché est frappant et maladroit. Vous me direz que la jeunesse bourgeoise a aussi eu son quota de critiques, alors pourquoi ne pas prendre un milieu normal? Non, on préfère vous servir une adolescente paumée et sa copine au passé douloureux plutôt qu'autre chose, histoire de justifier certaines choses.
C'est peut-être la le plus gros éfaut d film, les clichés, que ce soit de l'influence d'un milieu sur les mentalités comme l'absence d'un père qui justifie également une perte de repère. Il est certain que cela joue fortement sur les personnalités, je ne le nie pas, mais ce n'est quand même pas l'élément fondamental d'une vie ratée.
Mais en dehors de tout ça, le film se révèle plutôt réussi, et si la mise en scène n'élève que légèrementle récit, ce sont surtout les interprétations, en particulier des deux jeuens ado et de Holly Hunter, qui donne au film tout son relief.
Un film sur le malaise de la jeunesse américaine qui mérite amplement d'être vu ne serait-ce qu'une fois, hitoire de se faire une idée.
ma cote: 18/20

# Posté le vendredi 15 juillet 2005 07:32